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Le Baobab, la carte d'identité de l'Afrique

Entré dans l’univers livresque et télévisuel grâce à la légende de Soundjata Keïta* (l’épopée mandingue), le baobab suffit à lui-seul pour incarner une belle carte postale d’Afrique. Arbre fruitier adulé par les singes (d'où le nom du fruit du baobab : pain de singe), le baobab a toujours prêté ses feuilles à la cuisine africaine. Ses feuilles, transformées en poudre, adoucissent le coucous, principal plat des familles d'Afrique. Agrémentée d’épices, de viande ou de poissons séchés, la sauce à base de feuilles de baobab se marie parfaitement avec les grains de mil, de sorgho transformés en pâte (Tô chez les bambaras, Souré chez les Soninkés…). Les personnes âgées,  édentées en général, en raffolent car ses vertus nutritifs sont énormes. Sa sauce est très conseillée pour combattre la constipation et les hémorroïdes au-delà des succulents plats qu’elle agrémente.

Dans chaque village d’Afrique, on y trouve un baobab géant à défaut d’une forêt de baobabs, repère pour les voyageurs, les bergers, les animaux en errance. Arbre magique, ses racines, ses écorces, ses feuilles et ses fruits entrent dans la composition de plusieurs potions médicinales locales. Dans la pharmacopée locale, ses écorches et racines aident dans la guérison du paludisme, de la rougeole... Elles sont aussi utilisées comme aphrodisiaque dans certaines contrées d’Afrique.

Sa coque verdâtre contenant ses fruits sert à isoler lézards, grenouilles et autres insectes avides de fraîcheur mais vecteurs de maladies, des canaris* familiaux où l’on stocke l’eau. La poudre provenant de ses fruits sert à la composition de jus locaux, très prisés par les populations locales. Aujourd’hui, on le trouve en format poudre, bâtonnets, huile et en vrac dans tous les marchés d’Afrique.  Bourré de vitamine C, le fruit du baobab combat plusieurs maladies chroniques. C’est un excellent anti-inflammatoire. On l’utilise également lors des poussées fiévreuses. L’huile provenant de ses graines noirâtres lutte contre le dessèchement de la peau, les vergetures… Elle est utilisée également dans les soins capillaires.  

En Afrique, cet arbre multimillénaire (durée de vie + de 1000 ans) est un héritage commun. Planté souvent par les aïeux ou sorti de terre aléatoirement, le baobab voit toujours défiler plusieurs générations en leur offrant ses vertus et ses secrets. Les adeptes de sciences occultes pour ne pas dire ésotériques se servent du baobab pour déchiffrer les mystères du passé, pour dénouer les bizarreries du présent et surtout pour déjouer les mauvais présages.

En effet, le baobab sert de refuge à plusieurs oiseaux mystérieux dont les gazouillements annoncent de bonnes ou mauvaises nouvelles. Certains reptiles (serpents, varans, lézards ) s’y réfugient également selon les saisons. Ils peuvent y rester pendant deux longs mois sans toucher terre car le baobab attire en même temps d’autres espèces animales qui leur serviront de nourriture. En somme, le baobab sert à tous les animaux d’Afrique, l’homme en premier. Amadou Hampathé BA, l’excellent écrivain disait : « Je suis diplômé de la grande université de la Parole enseignée à l’ombre des baobabs ». Le baobab est à l’Afrique ce que la mélanine est à l’homme. Ils sont indissociables.

Lexique :
·         *Soundjata Keita fut un célèbre empereur du mali. Handicapé moteur durant toute son enfance, il était moqué par ses pairs qui allaient chercher des feuilles de baobab pour leurs mères parce qu’il ne pouvait ni les suivre ni grimper cet arbre. Un jour, voyant sa tante (coépouse de sa mère) ridiculiser sa mère à cause de feuilles de baobab, il retrouve l’usage de ses jambes de manière magique et part arracher ce fameux baobab pour venir le déposer devant la case de sa mère.
·         *Canari : réservoir d’eau fabriqué par les potiers d’Afrique.

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